Le baccalauréat ! Pourquoi un tel engouement autour de ce diplôme, qui a vu le jour en 1808 ?
En y ajoutant les épreuves anticipées, plus d’1 million de candidats s’inscrivent au bac chaque année. C’est une énorme machine qui se met en route et qui donne beaucoup de travail et de stress aux étudiants et au personnel de l’Education Nationale.
Plusieurs mois avant la première épreuve du bac, une formidable logistique se met en place, de la conception des sujets à l’agencement des salles d’examen, en passant par la planification des épreuves et la convocation des examinateurs et des correcteurs. Ils sont plus de 130 000 chaque année, a récupéré et corrigé environ 4 millions de copies, a faire passé 1 million d’épreuves orales, et tout ceci pour un budget octroyé de 40 millions d’euros.
Ce ne sera qu’à partir des années 80, que l’on mesurera les enjeux de la réussite au baccalauréat. Pour les régions, un bon taux de réussite signifie une plus grande valorisation de celle-ci, plus d’inscriptions dans des lycées devenus « performants », donc on peut supposer qu’ils disposent de bons professeurs et d’une bonne méthodologie. Pour les parents, cela veut dire que leur enfant aura plus de chances de réussir son bac, en allant dans ce lycée mieux côté.
Pour l’étudiant, c’est le sauf-conduit qui va lui permettre de poursuivre ses études ou alors de décrocher l’emploi qu’il désire, s’il est en filière bac pro.
L’Education nationale diffuse les chiffres officiels que depuis 1994, soit les résultats du bac 1993. Pour le ministère de l’éducation, cela représente aussi un enjeu économique car il vend ces chiffres à différents journaux dés la fin du mois de mars de chaque année.
Le taux de réussite national du bac 2010 est de 85,6 %, et ce sont toujours les académies de Grenoble, Strasbourg, Rennes et Nantes qui sont en tête de liste, avec respectivement 92,5 % - 91,8 % - 91,3 % et 91,2 % de taux de réussite. L’année dernière, c’était l’académie de Rennes qui était leader avec 93,1 %.